When it hurts so bad
Antoine Dole
Vingt trois heures, minuit peut être. Les aiguilles des cadrans ont disparu dans les ombres qui se sont propagées mollement à travers la ville. Personne ne saurait dire l’heure qu’il est. La nuit liquide est venue s’éteindre le long des murs en ombres épaisses et froides. Dehors la neige. Comme sortilège de conte pour enfant, hier absente, aujourd’hui se répand. Le froid n’est même plus du froid, étrangement, quelque chose de plus serein sous l’épaisseur des pulls. Tout ce blanc pour habiller la vie semble l’endormir, du coton plein ses angles pour éviter qu’elle n’abîme, la rendrait presque tendre et douce. Pourtant, malgré tout le calme alentour, Jeanne n’a jamais connu des heures plus hostiles que ce soir là. Morceau d’âme brillant comme un filament fragile à travers l’obscurité, et qui s’éteint doucement à l’abri du reste, se perd.
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Vingt trois heures, minuit peut être. Les aiguilles des cadrans ont disparu dans les ombres qui se sont propagées mollement à travers la ville. Personne ne saurait dire l’heure qu’il est. La nuit liquide est venue s’éteindre le long des murs en ombres épaisses et froides. Dehors la neige. Comme sortilège de conte pour enfant, hier absente, aujourd’hui se répand. Le froid n’est même plus du froid, étrangement, quelque chose de plus serein sous l’épaisseur des pulls. Tout ce blanc pour habiller la vie semble l’endormir, du coton plein ses angles pour éviter qu’elle n’abîme, la rendrait presque tendre et douce. Pourtant, malgré tout le calme alentour, Jeanne n’a jamais connu des heures plus hostiles que ce soir là. Morceau d’âme brillant comme un filament fragile à travers l’obscurité, et qui s’éteint doucement à l’abri du reste, se perd.
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